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voyage autour de la tarentelle

« Le danger de l’ame »


Atelier conduit par Anna Dego, organisé par Sudanzare.

Pourquoi la Tarentelle aujourd’hui ? Parce que les rites antiques sont la matrice de notre société contemporaine, parce que la morsure de l’araignée est le symbole des forces souterraines qui sont en nous, l’expression du malaise de l’homme, qui à travers la danse et la musique donne corps à ses forces naufragées et les transforme en quelque chose de créatif et de vital. On danse les « dangers de l’âme » collectivement, pas en solitaire. Puisque le travail tient compte du potentiel de chacun, il s’adresse à tous ceux qui désirent développer et approfondir leurs capacités personnelles de mouvement.

Dans le travail proposé par Anna Dego, le langage de la danse rencontre celui du théâtre, créant un lien original, autonome. Le thème des rencontres offre un voyage autour de la Tarentelle, danse traditionnelle des régions du sud de l’Italie, dont l’origine provient des rites antiques dionysiaques et du culte des mystères répandus alors dans le bassin méditerranéen.
En effet, au-delà de son image festive, la Tarentelle a une dimension bien plus vaste et complexe, loin de ce lieu commun qui la considère seulement comme danse de séduction ou ludique. Depuis le Moyen-Age jusqu’au delà du XVIIème siècle, la Tarentelle est considérée d’un point de vue médical et anthropologique. On parle alors d’une maladie, le tarentisme, causée par la morsure d’une araignée qui contraint celui ou celle qui a été piqué à danser jusqu’à ce que l’effet du venin disparaisse. L’araignée, la morsure, le venin ont ici un sens purement symbolique, ils sont autant de prétextes pour faire émerger et évacuer les conflits irrésolus qui nous mordent depuis l’obscurité de notre être. Pour chasser, éloigner les dangers de l’âme la « tarantata » – celle qui est mordue par l’araignée – doit danser, danser avec l’araignée, danser contre l’araignée, « se faire araignée ». De cette façon la crise devient l’occasion d’un affrontement avec la puissance du mal, le danger de l’âme, contrôlé grâce à la musique et à la danse.

Le 28 Juin de 15h00 à 20h00,
le 29 Juin de 15h00 à 20h00
140, rue de Picpus - 75012 Paris
sudanzaresudanzare@gmail.com

mercredi 18 juin 2014, par Tullia Conte